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Comment
venir
Bégard vu
du ciel

Plan de la ville
Historique et
présentation

Sites et patrimoine

Historique et présentation  

Notre territoire fut peuplé dès la préhistoire comme en
témoigne le menhir de Kerwezhennec.
Mais trois dates ont particulièrement marqué son histoire,
1130, 1793 et 1857.

 


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. Historique
. Bégard, aujourd'hui
. Le Colombier


. Logotype pour Bégard
. Istor
 • HISTORIQUE
 


En 1130 quatre moines cisterciens s’installent dans la forêt de
Puskoat où, selon la légende, aurait vécu un ermite du
nom de Bégar.

En réalité on peut s’interroger sur le mot de Bégar, qui aurait pu
désigner cet anachorète ou venir du mot de "béghardi", qui en
latin du haut  Moyen Age désignait les cabanes de ces moines
solitaires, vivant à l'écart du monde.

L’abbaye fondée par les cisterciens devient très vite le « Petit
Cîteaux de l’Armorique » qui s’enrichit au fil des siècles et qui va
régenter toute l’économie et la vie locale pendant six siècles.

L'abbaye de Bégar suscita les convoitises lors des conflits
qui ont marqué la Bretagne.

Ainsi, en 1345, les troupes de l'armée anglaise de Thomas Dagworth passèrent quelques jours dans les locaux
abandonnés par les moines. Mais ils n'y commirent aucune dégradation.
Lors des troubles de la Ligue, il y eut d'importants dégâts dans l'abbaye et les moines durent se réfugier quelque temps à
Guingamp en 1597.

Bégard : depuis la révolution, le "D"
apparaît à la fin du nom. Mais on a
gardé le mot "Bégarrois(e). Ce "D" a
peut-être été à l'origine une fantaisie
d'écriture.
Mais le nom de Bégard, écrit avec ce
"D" final, permet de distinguer la
commune de l'ancienne Abbaye de
Bégar.

En 1665-1666, une bande armée sema le trouble, commettant plusieurs
agressions aux abords de l'abbaye.
Cette affaire n'a pas été clairement élucidée. Il pourrait s'agir d'une révolte
paysanne, de vassaux mécontents, conduite par quelques gentilhommes du
secteur. Signe avant coureur de la révolte des Bonnets Rouges de 1675 ?

Alors qu’au siècle des Lumières, on connaît une crise des vocations, les
abbés commendataires font cependant construire de superbes bâtiments qui
révèlent que l’idéal monastique a bien changé depuis les premiers temps de
l’installation des moines.

 
L'abbaye de Bégar était le plus gros contribuable du diocèse de Tréguier et l'une des plus importantes abbayes de
Bretagne.

A la Révolution, l’abbaye est vendue comme Bien National, et
devient en 1793 le centre administratif de la nouvelle commune
de Bégard créée par la fusion des cinq petites paroisses et
communes rurales, Botlézan, Gwénézhan, Lannéven, St Norvez
et Trézélan
.

Il n’y avait à l’époque ni maison, ni construction dans ce qui est
le centre ville actuel, qui était alors le parc de l’abbaye.

Le centre urbain s'est construit au 19ème siècle. Les allées bien
droites tracées au cordeau dans le parc de l'abbaye allaient
devenir les rues et avenues de l'actuel centre ville.
Rue de l'Hôtel de Ville, rue Anatole Le Braz, avenue Pierre Perron,
avenue Adrien Hamon.

Quelques années plus tard, en 1803, une nouvelle réforme
administrative a fait de Bégard le chef-lieu du canton.
Ce canton compte sept communes : Bégard, Pédernec, Saint-
Laurent, Landébaëron, Kermoroc'h, Squiffiec, Trégonneau
.

Les premiers aménagements de la nouvelle commune furent la
création du cimetière en 1809, puis la construction de la place du
marché (l'actuelle place du centre) et des halles (à l'emplacement
de la Mairie).
Les bâtiments de la première école, qui abritent également la
Mairie, sortent de terre en 1834.

En 1846, le cahier de paroisse souligne l'intensité "des chantiers
de construction au bourg de Bégard".


 

Affiche tirée à 400
exemplaires pour être
placardée à Bégard et
dans les communes
voisines.

 

La première école
publique de Bégard,
qui abrite aussi la
Mairie a été
construite entre
1834 et 1842. Elle
sera démolie en
1907 après la
construction de
l'église et de la
nouvelle école.
 


En 1857, les religieuses de l’ordre du Bon Sauveur rachètent l’abbaye pour y créer un asile d’aliénées et une école de
filles. Cet asile va se développer hors des bâtiments de l’ancienne abbaye, très vite inadaptés.

En 1867, une nouvelle place est aménagée pour les foires du vendredi. L'actuelle place de la République.

Après que l'église abbatiale (devenue église paroissiale en 1793) ait été détruite par un incendie en 1896, une nouvelle
église est édifiée en 1903.


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 • BEGARD, AUJOURD'HUI
 


La commune, qui s’étend sur 3600 hectares, présente une
activité agricole
autour d’une cinquantaine d’exploitations.

Le tissu commercial a su conserver et développer des activités
variées où le petit commerce de proximité ou spécialisé
tient toute sa place auprès des grandes surfaces de distribution.

A cela s’ajoute une gamme de services très complète,
notamment dans le domaine médical et dans le secteur de
l’artisanat.

Bien dotée en infrastructures modernes et variées et qui
concernent toutes les catégories d’âges de la population, la
commune souhaite en permanence renforcer son attractivité.
Elle propose des terrains pour les candidats à la construction.
Son espace d’activités, qui dépend de la communauté de
communes, est idéalement placé avec un accès direct à la
route à quatre voies Guingamp-Lannion.

Tout cela est le résultat de l’action conjuguée de tous les
acteurs de la vie sociale et économique du secteur privé,
comme du secteur public, mais aussi du monde associatif.
Le souhait des élus est de continuer ce travail dans la
concertation afin de maintenir dans notre région l’image de la
modernité et pour que l’on puisse toujours affirmer qu’il est
possible de bien vivre au Pays de Bégard.

Aujourd'hui, la commune compte environ 4700 habitants.

Elle est jumelée avec la commune galloise de Saint-Asaph.



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LE COLOMBIER
 


Parmi les nombreux privilèges de la noblesse sous l’Ancien Régime,
il y a la possession d’un colombier. De multiples plaintes de paysans
témoignent, dans les cahiers de doléances de 1789, des ravages causés
par les pigeons sur les terres. Le cahier de doléances de la paroisse de
Gwénézhan contient cet article :
« Comme nos terres sont journellement ravagées par les pigeons qui
fourmillent dans notre canton, vu la multitude des colombiers qu’y
possèdent les seigneurs, sans que ces derniers chassent très rarement
les autres volatiles nuisibles, ni les autres animaux voraces…, nous
espérons être délivrés de ces animaux domestiques ».

Les colombiers ont été introduits en France au moment du retour des
Croisades et ils apparurent en Bretagne aux 13ème et 14ème siècles.
Construits en pierres il s’agissait de propriétés seigneuriales comme le
mentionne une coutume de 1312, confirmée par un règlement de 1580.

Les ensembles manoriaux de Bretagne comprenaient souvent la maison
du maître avec parfois sa chapelle, une réserve d’eau alimentant un
moulin, un four à pain, un bâtiment où le seigneur rendait la justice et un
colombier. La coutume de Bretagne précisait que le seigneur possédant
un colombier devait avoir 300 journaux de terres (environ 150 ha) dans
les environs immédiats.


Le colombier a longtemps joué un rôle économique important, non seulement en raison de la viande de qualité fournie par
le pigeon, mais aussi par les fientes ou « colombine » constituant un engrais très apprécié. L’élevage du pigeon débutait
par la capture de pigeons sauvages, les « bisets » qui étaient enfermés et nourris dans le colombier. Il fallait alors
attendre deux couvaisons pour qu’ils s’attachent à leur nid et qu’ils puissent être relachés. Parfois, encore à moitié
sauvages, ils étaient appelés les fuyards, ce qui explique le terme « fuie » pour désigner le colombier.

Dans les Côtes d’Armor où la densité nobiliaire était élevée, il y avait de nombreux colombiers. Beaucoup de ces édifices
ont disparu depuis 1789 ; à Bégard les colombiers de Koad Gouré en Trézélan et de Kernaudour en Gwénézhan ont
défié le temps et les hommes.

En bordure de la RD 767 la fière silhouette du colombier de Kernaudour, flanqué de ses deux chênes « Bonzaï »,
constitue l’une des attractions architecturales d’Armoripark. Et ce monument a servi de base à la création du logo de
la commune.

Nous avons peu d’informations sur la date de construction de ce colombier. Un acte du 17ème siècle indique que le
propriétaire de Kernaudour fut débouté du droit de fuie et fut donc contraint d’abattre le bâtiment qui fut reconstruit plus
tard, comme en témoignent les doléances des paysans en 1789.
La forme et l’aspect des colombiers varient d’une région à l’autre : de forme carrée, polygonale, circulaire, monté sur des
piliers etc…Le colombier de Kernaudour est une tour massive de 8.70 mètres de diamètre et d’environ 6 mètres de
hauteur. La toiture est constituée de dalles de granit disposées en 12 rangs en forme de cône. Les dalles chauffées
au soleil permettaient aux pigeons de se prélasser…

Le granit est la pierre d’une bonne partie de la région de Gwénézhan.Un granit gris taillé de façon irrégulière constituée
en encadrement de porte remarquable. De petites dalles de granit et des moellons forment les murs extérieurs.
Assemblées avec un mortier à base d’argile, ces pierres dégagent une solidité que confirme la sobriété des lignes.

Le visiteur est vraiment émerveillé quand il franchit la porte qui révèle un mur de plus de 1 mètre d’épaisseur. A l’intérieur,
disposés en lignes régulières horizontales, des centaines de trous ou boulins dans lesquels les pigeons venaient nicher.
L’assemblage des pierres est tout à fait remarquable d'un point de vue esthétique.

Au centre du pigeonnier, une aire circulaire servait à collecter les fientes des volatiles. Un axe central pivotant en
enchassé de traverses permettait de placer une échelle afin d’accéder aux nids dans les boulins.

Le nombre de boulins autorisés par colombier était lié à la superficie des terres du propriétaire.
Le colombier de Bégard est également remarquable de par ces des deux chênes qui y ont poussé et dont la lente
croissance fait l’objet d’une surveillance permanente.

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LOGOTYPE POUR BEGARD
 
Le logo valorise la commune, apporte une image solide et dynamique. Il permet d'assurer l'identité de la commune et son
identification au travers des multiples manifestations visuelles.


Le choix du symbole : Monument et histoire ont été retenus, permettant de faire le lien
entre le passé et le présent, entre le présent et l'avenir.
Pourquoi le colombier : Situé à l'entrée de Bégard (flux de passage très important), mis en
valeur la nuit grâce aux éclairages d'Armoripark, c'est un monument de l'histoire rurale.
C'est un symbole de la robustesse : il a traversé des siècles et résisté aux tempêtes. Il est
fait de granit, la pierre de Bégard : c'est la solidité édifiée. Il s'intégre dans une activité
nouvelle qui peut apporter beaucoup à la commune. C'est la transition pour l'avenir.
Et pourquoi l'arbre : l'originalité de notre colombier, ce sont bien sûr les chênes qui y
poussent. Le chêne est l'un des arbres les plus vénérés en Europe et nos origines celtiques
sont présentes dans ce choix. L'arbre est aussi le symbole de la vie. Le chêne qui pousse
dans le colombier s'accroche dans un élément hostile. Il suscite curiosité et admiration.

La réalité du symbole : Le logo ayant pour objectif de mieux faire connaitre la commune, on y a intégré le mot de
Bégard
avec les deux éléments cités plus haut.
Le colombier présente des lignes et des angles droits, symboles d'une certaine rigueur et de solidité. Mais cette
rigueur est tempérée et adoucie par quelques lignes courbes dans la toiture.
L'arbre : un seul arbre a été conservé, c'est l'arbre symbole : il accroche, son tronc est solide, son feuillage ancien. Il
s'élève vers le ciel : c'est un symbole d'espoir.
Ville de : Au départ, l'idée du V est venue de la photo aérienne où l'on voit les rues principales dessinant cette lettre. Le V
ouvert est aussi symbole d'accueil : les lettres sont inclinées, en mouvement souple. C'est la ville qui bouge, qui se
transforme, qui évolue.
Bégard : c'est un Bégard solide, bien intégré au colombier. C'est un élément de stabilité. Le traitement du mot en
minuscules apporte une note adoucissante.

Et le choix des couleurs : On a retenu le vert et le rouge. Le vert : c'est bien sûr la nature : la campagne, la forêt,
les prairies, etc ... C'est la couleur qui domine dans notre environnement quotidien. En regard de ce vert, il fallait une
couleur vive, chaude. Le rouge : c'est la vie, la chaleur. C'est une couleur qui se voit de loin.

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ISTOR
 
Découvrez l'histoire de Bégard en Breton ... prochainement.
 
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